GÉNOCIDE À GAZA: STOP AUX RENVOIS DES PALESTINIEN·NES ! DROIT DE RESTER POUR LES EXILÉ·ES !

Les collectifs Droit de rester Vaud, Solidarité Tattes, Solidarité sans frontières, Droit de rester Neuchâtel et Droit de rester Fribourg, réunis en une Coalition contre les renvois, ont tenu mercredi 25 février une conférence de presse pour dénoncer des renvois de personnes palestiniennes vers des pays où l’accès aux soins et le respect des droits fondamentaux des personnes migrantes ne sont pas garantis. Nous relayons ci-dessous leur communiqué de presse.

Communiqué de presse de la Coalition contre les renvois

Alors que la situation sanitaire à Gaza continue de se dégrader, que le génocide et l’avancée de la colonisation de la Cisjordanie menés par l’État d’Israël affaiblissent toujours plus la population palestinienne, nous avons appris avec stupeur que des requérant·es d’asile gazaouis étaient menacé·es de renvoi par la Suisse.

Conférence de presse du 25.02.26 de la Coalition contre les renvois

“Depuis des années, nous devons supporter de voir ce qui se passe en Palestine avec comme seul outil d’indignation des manifestations pacifiques plus ou moins réprimées. Aujourd’hui, nous connaissons deux personnes originaires de Gaza pour qui nous pouvons et nous devons agir.”

Graziella De Coulon, Droit de rester Vaud

Ce mercredi 25 février, à l’occasion d’une conférence de presse, plusieurs collectifs de défense du droit d’asile, ainsi que des députés au Grand Conseil vaudois ont pris la parole pour rappeler les autorités vaudoises et fédérales à leur devoir d’humanité.

Deux personnes concernées ont également témoigné, rappelant le stress et les atteintes à la santé que représentent cette attente dans la menace d’un renvoi, vers des pays dans lesquels un retour ravivera des moments de violences et signifiera se retrouver à la rue sans aucun soutien ni accès aux soins.

“En Grèce, j’étais malade, mais j’ignorais de quoi je souffrais. Ici, je vois enfin des médecins. Mais aucun médecin ne peut réparer ma vie.”

Rami Barbakh, 23 ans, est rescapé du génocide à Gaza où il a perdu trois frères et sa mère, ensevelie sous un immeuble bombardé. En 2024, il parvient à sortir de Gaza pour évacuer son père, blessé, en Egypte. À court de ressources, il s’exile seul vers l’Europe. Arrivé en Grèce, Rami obtient un permis de réfugié, mais se retrouve alors dans un dénuement complet. Alors qu’il souffre de difficultés respiratoires, maux de tête, vertiges, et saigne du nez, il n’a aucun accès aux soins. Après quatre mois passés dans la rue, il quitte la Grèce et arrive en Suisse en février 2025 où il est opéré en urgence en raison d’une obstruction nasale. Celle-ci réapparait en fin d’année 2025, obligeant Rami à se faire opérer à nouveau. Les traumas causés par le génocide à Gaza, aggravés par les violences de l’exil et l’incertitude sur son statut de séjour le laissent dans un état de santé psychique alarmant, l’ayant notamment conduit à une tentative de suicide et à une hospitalisation de plusieurs jours en hôpital psychiatrique.

“La police croate a failli me tuer à coups de poing quand je leur ai dit que je venais de Gaza.”

Azzam Skoot, 46 ans, originaire de Gaza. Marié, père de cinq enfants et professeur d’université, il quitte Gaza en 2020 pour se faire soigner d’une grave blessure causée par un bombardement. Il se retrouve coincé hors de Gaza en raison de la pandémie de Covid-19 et de la fermeture des frontières qui en résulte. Espérant trouver un moyen d’être réuni avec sa famille, Azzam poursuit sa route vers l’Europe. En Croatie, il est arrêté et tabassé par les policiers jusqu’à ce qu’il vomisse du sang et perde connaissance, puis enfermé durant plusieurs heures dans un local de stockage sans eau ni nourriture. Outre la peur de revivre les violences subies en Croatie, Azzam souffre d’un stress immense, doublé d’un fort sentiment de culpabilité de savoir sa famille bloquée à Gaza, où trois de ses enfants ont été blessés dans les attaques israéliennes – une de ses filles à sept reprises – et près de 200 de ses proches ont été tués. Il est hospitalisé durant trois semaines au sein du centre psychiatrique de Prangins en raison d’idées suicidaires scénarisées, d’hallucinations auditives et d’épisodes dissociatifs.

Une population vulnérable, avec de lourds problèmes médicaux

“La population de Gaza a subi des cycles répétés d’escalades militaires, engendrant des traumatismes massifs. Dans un tel contexte, la santé mentale n’est pas un besoin secondaire, elle est une urgence vitale. Les deux personnes que nous soutenons aujourd’hui portent les séquelles de ce contexte. Les renvoyer vers des pays européens sans garantie réelle de continuité des soins de santé mentale serait ignorer la vulnérabilité spécifique liée à leurs parcours traumatiques”

Hortense Devalière, responsable des programmes internationaux de Médecins du monde pour la Palestine.

Il n’est plus à démontrer que l’état de santé des Gazaoui·es est dégradé à un niveau effrayant, tandis que les attaques contre les droits fondamentaux des Palestinien·nes de Cisjordanie se multiplient. Les ONG se voient entravées (voire interdite) d’apporter une aide humanitaire dans la bande de Gaza, ce qui détériore encore plus l’état de la population.

Il n’est pas imaginable que des personnes polytraumatisées par un génocide puis par les chemins de l’exil, se voient menacé·es d’expulsion une fois arrivé·es en Suisse, au lieu de pouvoir enfin commencer à se reconstruire.

La Suisse et l’Europe ont mis en place un programme d’évacuation de familles gazaouies ayant urgemment besoin de soins: il n’est pas entendable de laisser sur le côté du chemin des personnes qui sont parvenues par leurs propres moyens à venir ici chercher de l’aide!

“La Suisse a la possibilité de ne pas prononcer ces renvois vers la Grèce et la Croatie. Les accords de Dublin III prévoient expressément cette marge de manœuvre à l’art. 17 du règlement, particulièrement dans le cas de personnes vulnérables. Si on ne l’applique pas pour des personnes directement touchées par un génocide, alors quand?”

Elisa Turtschi, coordinatrice de l’Observatoire romand du droit d’asile et des étrangers.

Des renvois dans des pays où les droits humains et le minimum vital ne sont pas garantis!

“Nos collègues en Croatie nous confirment que les délais d’attente pour accéder à un spécialiste en Croatie sont très longs. Certains traitements nécessitent des résultats spécialisés et ceux-ci ne sont pas délivrés dans les centres de Zagreb et Kutina. Résultat : des thérapies interrompues, des suivis médicaux qui repartent de zéro, une continuité des soins brisée net.”

Malick Gehri, chargé de plaidoyer pour Médecins du Monde Suisse

Rami Barbakh et Azzam Skoot sont menacés de renvoi vers la Croatie et la Grèce, comme de nombreuses autres personnes arrivant en Suisse. Or, depuis des années, les associations de défense des droits humains alertent sur la situation catastrophique en Croatie, dénonçant notamment les violences systématiques exercées envers les réfugié·es par les forces de police croate. Les témoignages de personnes exilées rapportent des récits à glacer le sang (passages à tabac, humiliations, vols, agressions sexuelles, menaces, poursuites avec des chiens, …). Ces éléments sont connus des autorités suisses, qui malgré tout continuent de prononcer des renvois vers la Croatie, sans s’inquiéter du risque de raviver des traumas.

En Grèce, l’accueil des personnes réfugiées est plus que défaillant, comme de nombreux rapports l’attestent. Dès l’obtention d’un statut de protection, toutes les aides étatiques sont stoppées, les personnes se retrouvent alors sans logement ni soutien financier ou matériel. L’accès aux soins est quasiment impossible. Il n’est pas acceptable que des personnes vulnérables soient renvoyées vers un pays qui ne garantira pas leurs droits fondamentaux.

Les renvois doivent cesser immédiatement!

“De manière générale, nous demandons aux autorités qu’elles renoncent aux renvois de personnes vulnérables, mais aussi lorsque le pays de destination n’offre pas des garanties suffisantes de sécurité, de suivi sanitaire et de conditions d’hébergement ou encore dans les situations d’un lien entre la personne et notre pays.”

Julien Eggenberger, député socialiste

En cohérence avec la volonté de la population et des député·es

“La majorité du Grand Conseil vaudois a adopté en juin 2025 une résolution demandant aux autorités d’agir face à la situation intolérable à Gaza. Elles ont aujourd’hui l’occasion de faire un geste humanitaire en ce sens, et possèdent la marge de manœuvre nécessaire.”

Hadrien Buclin, député Ensemble à Gauche

La Coalition contre les renvois demande donc urgemment aux autorités vaudoises :

  • De surseoir au renvoi de toute personne originaire de Palestine compte tenu du génocide en cours – y compris dans le cadre des accords de Dublin III et dans le cas d’une protection en Grèce;
  • Dans le cas de Azzam Skoot, nous demandons aux autorités vaudoises de s’engager à ne pas exécuter son renvoi jusqu’à expiration de son délai Dublin;
  • Dans le cas de Rami Barbakh, nous demandons aux autorités vaudoises de s’engager à ne pas exécuter son renvoi et d’intervenir auprès du SEM pour qu’il entre en matière sur sa demande d’asile
  • De surseoir à l’exécution de tout renvoi vers la Croatie et la Grèce compte tenu de la situation alarmante dans ces pays ;
  • De soutenir toutes les démarches de visas humanitaires pour les personnes palestiniennes ayant un lien avec la Suisse.

“On a vu, avec l’invasion russe en Ukraine, qu’on a tout à fait la capacité d’accueillir du monde et de réagir face à des situations exceptionnelles. Il est incompréhensible qu’on ne fasse rien face à un génocide et alors que très peu de personnes parviennent à arriver jusqu’en Suisse.”

Aude Martenot, SolidaritéTattes

Coalition contre les renvois, composée des collectifs Droit de rester Vaud, Solidarité Tattes, Droit de rester Fribourg, Solidarité sans frontières et Droit de rester Neuchâtel

11 ans après l’incendie du foyer des Tattes: Rendez-vous lundi 17 novembre 2025 à 18h aux Canons & Renvoi de Tesfu après 35 ans en Suisse

11 ans après l’incendie du foyer des Tattes:

Rendez-vous lundi 17 novembre 2025 à 18h aux Canons (2 rue de l’Hôtel-de-Ville, Genève) pour demander JUSTICE pour les sinistrés!

Renvoi de Tesfu après 35 ans en Suisse:

Rendez-vous mardi 18 novembre 2025 à 14h au Palais de Justice de Genève, salle C1 pour demander sa libération et l’annulation de son renvoi!

Les sinistrés de cet incendie attendent toujours que justice soit faite. Certains n’ont pas accès à un permis de séjour stable et aucun n’a eu accès à des prestations en lien avec son état de santé et son statut de victimes. Malgré nos multiples échanges avec Mme Kast et M. Apothéloz à ce sujet, ces conseillers d’état refusent de prendre des mesures exceptionnelles pour ces situations exceptionnelles.

Lundi 17 novembre, 11 ans après l’incendie des Tattes, nous serons là pour réclamer encore : Justice !

Renvoi de Tesfu après 35 ans en Suisse et vers un pays qui n’est pas le sien

Pour rappel : Tesfu est un requérant d’asile érythréen qui est en Suisse depuis… 35 ans ! Il est actuellement détenu à Frambois en vue d’un renvoi forcé vers l’Ethiopie. Après toute une vie en Suisse, les autorités décident de le renvoyer vers un pays qui n’est pas le sien.

Une nouvelle audience publique aura lieu mardi 18 novembre à 14h concernant la prolongation de sa détention administrative. Nous demandons aux autorités compétentes la libération immédiate de Tesfu et l’annulation de son renvoi !

Communiqué de presse Centre de renvoi du Grand-Saconnex : des manques à tous les niveaux

Au centre de renvoi du Grand-Saconnex, les gens n’ont pas la possibilité de voir un médecin et les gens ont froid ! Voilà en une phrase ce qui nous a consterné-es suite à nos trois permanences devant le centre, tenues durant les mois de septembre et octobre 2025. Non, nous ne sommes pas étonné-es : l’ensemble des problèmes évoqués par les résident-es se retrouvent dans les autres CFA en Suisse. Visiblement, le SEM n’a rien appris et les autorités genevoises non plus.

Plusieurs membres de notre coalition se sont rendus devant le centre afin d’y organiser des permanences avec de la nourriture et des boissons chaudes. Cette initiative visait à rencontrer les personnes habitant dans le centre, à recueillir leurs témoignages et à comprendre leurs besoins. A chacune de ces permanences, une trentaine de personnes, enfants, femmes et hommes, hébergées dans le centre sont venues échanger avec nous.

Les constats effectués lors de ces visites sont profondément préoccupants et soulèvent des questions graves quant au respect des conditions minimales d’accueil, de dignité et de santé :

  • Accès restreint aux soins médicaux

Depuis le retrait des HUG du projet, les résident-es du centre n’ont plus accès à un-e médecin. Les urgences sont prises en charge par les HUG, mais les personnes mentionnent l’absence de suivi et de prise en charge médicale pour les problèmes non “urgents” (douleurs, troubles chroniques, santé mentale). Selon les personnes rencontrées, tout problème non urgent est traité à coup d’antidouleurs! A noter que le besoin de prise en charge des problèmes de santé mentale est particulièrement important pour ces personnes qui ont dû, pour la plupart, faire face à des expériences traumatisantes. Il faut également souligner que la possibilité de documenter rapidement et de manière détaillée l’état de santé des requérant-es est indispensable car cela joue un rôle prépondérant dans le traitement des demandes d’asile.

  • Absence de moyens de transport suffisants

Les résident-es ne reçoivent qu’un ticket de bus par semaine et la quasi-totalité des personnes rencontrées nomment l’insuffisance de cette mesure. Certaines personnes n’ont pas pu se rendre à des rendez-vous médicaux, car elles n’ont pas eu accès à un moyen de transport pour s’y rendre. Cela a de même rendu impossible la participation à des activités associatives – parfois prescrites à des fins thérapeutiques.

  • Absence de sécurité piétonne aux alentours du centre

Il n’y a pas de passage piéton devant le centre ! Les personnes (et notamment les enfants) traversent donc la route sans aucune sécurité, alors que c’est un axe routier où les automobilistes roulent vite.

  • Froid et manque de vêtements adaptés

Les personnes rencontrées nous ont fait part du besoin de vestes, de chaussures et de vêtements chauds. Le vestiaire du centre est insuffisamment approvisionné, laissant plusieurs résident-es sans habits adaptés aux températures automnales. Malgré la proposition du Vestiaire social de livrer des vêtements déjà depuis juin dernier, rien n’a été entrepris par la Direction pour faire en sorte que les personnes logées soient décemment vêtues ! Nous avons dû mettre en place une récolte d’habits afin de pallier partiellement à cela.

  • Nourriture de mauvaise qualité et aux horaires trop restreints

Plusieurs résident-es nous ont fait part de la mauvaise qualité de la nourriture dans le centre et d’horaires de repas trop restreints (11h45-12h30 et 17h45-19h00). Cela nous inquiète particulièrement pour les enfants. La carence en fer de ces enfants, après un parcours migratoire long et chaotique, est une problématique nommée par plusieurs des mères rencontrées : la nourriture du centre devrait pallier à ce problème, en offrant une nourriture variée, adaptée, en quantité suffisante et avec des horaires de repas élargis.

La Suisse et Genève ont non seulement le devoir mais également les moyens d’accueillir les personnes dans des conditions dignes et répondant à leurs besoins de base. C’est pourquoi nous demandons aux autorités fédérales et cantonales d’agir urgemment pour répondre aux besoins énumérés ci-dessus, et notamment :

  • Assurer l’accès rapide et efficace à des médecins généralistes et spécialistes lorsque des besoins sont relatés ou détectés ;
  • Délivrer automatiquement un abonnement TPG gratuit aux résident-es du centre ;
  • Mettre en place un passage piéton sécurisé devant le centre ;
  • Prévoir des quantités d’habits adaptés aux saisons en suffisance, pour les adultes comme pour les enfants, et en anticipant les changements de saison.
  • Délivrer une nourriture de bonne qualité, en quantité suffisante et adaptée aux enfants, dans des horaires élargis.

Notre coalition continuera à se rendre régulièrement sur place, à la rencontre des résident-es. Nous resterons attentif-ves à ce qui se passe dans et autour de ce centre et nous alerterons les autorités et la population genevoise chaque fois que nous le jugeons nécessaire.

Tesfu reste en prison en attente d’un renvoi absurde

Pour rappel : Tesfu est un requérant d’asile érythréen qui est en Suisse depuis… 35 ans ! Il est actuellement détenu à Frambois en vue d’un renvoi forcé vers l’Ethiopie. Après toute une vie en Suisse, les autorités décident de le renvoyer vers un pays qui n’est pas le sien.

Mardi 7 octobre, une audience a eu lieu au tribunal : l’OCPM demandait la prolongation de sa détention pour une durée de 4 mois, le temps de répondre au recours en cours et d’organiser un vol spécial. Nous avons rempli la salle d’audience et avons tenu un petit rassemblement sur les marches du palais de Justice pour marquer notre soutien à Tesfu.

Le verdict est tombé ce mercredi 8 octobre : le Tribunal a décidé de prolonger la détention de Tesfu pour une durée de 6 semaines. Moins que les 4 mois demandés par l’OCPM, mais pas de libération.

Tesfu est arrivé en Suisse en tant que mineur et il a aujourd’hui 51 ans. Renvoyer une personne après toute une vie en Suisse n’a aucun sens !

Tesfu est érythréen et a su le prouver : le renvoyer vers l’Éthiopie est inhumain !

Nous demandons aux autorités compétentes la libération immédiate de Tesfu et l’annulation de son renvoi !

2 ans de génocide LA PALESTINE SE MEURT

RDV Mardi 7 octobre · 18h Fontaine de Bel-Air · Genève

La situation en Palestine est inacceptable! 

La Suisse doit imposer des sanctions économiques et un embargo à l’encontre d’Israël!

Nous ne détournerons pas nos regards de Gaza!

STOP AU GÉNOCIDE
STOP APARTHEID
FREE PALESTINE

Tesfu, requérant d’asile érythréen : après 35 ans de galère en Suisse, menace de renvoi vers … l’Ethiopie !

Tesfu est un requérant d’asile érythréen qui est en Suisse depuis… 35 ans ! Il est actuellement détenu à Frambois en vue d’un renvoi forcé vers… l’Ethiopie ! Après toute une vie en Suisse, les autorités décident de le renvoyer vers un pays qui n’est pas le sien. Une audience en vue de la prolongation de sa détention administrative aura lieu ce mardi 7 octobre à 14h au Palais de Justice, salle B5.

Soyons là pour soutenir Tesfu et demander sa libération immédiate et l’annulation de son renvoi !

Dans ce monde qui devient fou, il y a parfois des petites actions que nos autorités peuvent facilement réaliser et qui empêchent des tragédies : alors qu’attendent Mme Kast et M. Apothéloz pour bloquer le renvoi de Tesfu ? Tesfu est actuellement détenu au centre de détention administrative de Frambois, à Genève, en attente d’un vol spécial vers l’Ethiopie. Petit hic : cela fait 35 ans que Tesfu vit à Genève (et il est érythréen) !

Tesfu est arrivé à Genève en 1990, fuyant son pays, l’Erythrée, qui n’avait pas encore conquis son indépendance. Il avait alors 16 ans. Selon les dires de ses compatriotes arrivés à la même époque, il a appris le français à une vitesse surprenante et il a été très vite capable d’aider ses compatriotes à s’intégrer à la vie genevoise. Il a commencé des études à l’ECG, puis aux Arts et métiers. Sa demande d’asile a été rejetée dès qu’il a eu atteint sa majorité. Il a essayé toutefois de travailler malgré sa situation de débouté de l’asile, mais ses demandes d’autorisation de travail ont toutes été rejetées. Il s’est alors retrouvé dans l’engrenage de l’aide d’urgence et il a sombré rapidement dans la toxicomanie.

Aujourd’hui, Tesfu a 51 ans. Cela fait 35 ans qu’il vit à Genève. Une vie compliquée, en grande partie « à la rue », avec ses addictions. Il continue malgré tout à entretenir un lien proche avec son ex-compagne et leur fils de 20 ans, qui vivent maintenant en Allemagne. Plusieurs procédures pénales pour des délits mineurs ont abouti à des peines de prison qu’il a effectuées dans leur intégralité. Pourtant, aujourd’hui, la Suisse décide de le renvoyer vers… l’Ethiopie ! Alors qu’il est érythréen et alors qu’il a passé pratiquement toute sa vie en Suisse !

Une tentative de renvoi a eu lieu le 19 août 2025. Tesfu a été traîné dans un avion de ligne. Il a su exprimer haut et fort son désaccord. Le pilote de l’avion a refusé de le transporter.

Nous demandons au tribunal la libération immédiate de Tesfu !

Nous demandons à Mme Kast et M. Apothéloz d’annuler immédiatement le renvoi de Tesfu !

Soyons nombreuxses à l’audience le 7 octobre à 14h pour soutenir Tesfu!

STOP AU GÉNOCIDE EN PALESTINE STOP À LA COMPLICITÉ DE LA SUISSE

Nous appelons à rejoindre la grande manifestation ce samedi 27 septembre! Rendez-vous à 13h30 à la Place de Neuve, Genève

Lieu et date à venir!

Nous sommes extrêmement préoccupé.e.x.s par l’accélération du génocide en Palestine, par l’escalade des crimes commis par l’IOF depuis les derniers jours, et par l’attaque de l’hôpital Al Quds à Gaza City hier. Nous condamnons les tentatives d’intimidation de la Global Sumud Flotilla survenues la nuit dernière, et alertons sur la tentative de détournement de l’attention médiatique et politique que cette attaque représente. Le focus médiatique et politique international doit rester sur le génocide en cours, sur la protection des palestinien.ne.x.s et sur la protection de la Flottille.
Nous, habitant.e.x.s de Genève, nous exigeons que la Suisse impose des sanctions économiques et un embargo militaire à l’encontre d’Israël et prenne des mesures concrètes pour protéger ses citoyen.ne.x.s à bord de la Flottille! Nous l’exigeons et nous nous préparons à prendre la rue!!
La Flottille ne cédera pas, et nous ne détournerons pas nos regards de Gaza.
From every river to every sea, Free Palestine!

Lettre ouverte à M. Beat Jans (Conseiller fédéral) et à M. Vincenzo Mascioli (Secrétaire d’Etat aux migrations)

Des soutiens de l’Appel Dublin s’indignent contre la persistance de renvois dangereux et inhumains au noms des accords de Dublin, et ce 8 ans après le lancement de cet Appel.

Parmi les signataires de cette lettre ouverte figurent notamment les humoristes Thomas Wiesel et Yann Marguet, le sportif Timothé Mumenthaler, mais également des hommes et femmes d’église, des professeur-e-s de médecine et d’université.

Monsieur le Conseiller fédéral Beat Jans,

Monsieur le Secrétaire d’État aux migrations Vincenzo Mascioli,

En décembre 2024, une fillette de 7 ans est renvoyée en Croatie avec sa famille en vertu des accords de Dublin. Elle souffre d’une maladie cardiaque grave, maladie de Kawasaki diagnostiquée au CHUV, pour laquelle un suivi médical rapproché était mis en place. Le 19 novembre 2024, un garçon de 10 ans est renvoyé en Croatie avec sa famille. Il souffre de drépanocytose, maladie qui ne peut pas être prise en charge par le réseau de santé croate.

Il y a plus de 8 ans, l’Appel Dublin était remis aux autorités fédérales, avec plus de 33’000 signatures et plus de 200 organisations en soutien. Cet Appel demande aux autorités fédérales et cantonales de détecter et de prendre en compte les vulnérabilités des personnes dans l’application du règlement Dublin, c’est-à-dire d’activer la clause de souveraineté (art. 17 du règlement Dublin) lorsque des vulnérabilités sont détectées. Pour rappel, cet article permet à un État de renoncer au transfert d’une requérante ou d’un requérant d’asile vers le pays responsable et de traiter lui-même une demande, notamment pour des motifs humanitaires et de compassion.

Depuis plus de 8 ans, des rencontres annuelles à ce sujet ont lieu entre le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) et la coalition Appel Dublin, qui regroupe les différentes associations de terrain porteuses de cette initiative.

Nous, personnes et organismes qui soutenons cet Appel, sommes plus que jamais inquiet·es :

  • Nouvelles alarmantes : les médias relayent régulièrement des situations où il est notoire que les vulnérabilités des personnes ne sont ni détectées ni prises en compte dans l’application du règlement Dublin, comme cela est le cas pour les situations citées plus haut.
  • Manque de clarté: la coalition Appel Dublin nous informe du peu de changements enregistrés et constatés sur le terrain depuis la remise de cet Appel. Les vulnérabilités ne sont que rarement prises en compte et quand elles le sont, ce n’est qu’après un long parcours fait de recours et d’alertes lancées par les associations de terrain. Aucun concept clair appliqué par le SEM et mentionnant le type de vulnérabilités systématiquement détectées et prises en compte n’est connu à ce jour par cette coalition.
  • Vulnérabilités signalées et ignorées : le traitement des situations présentant des problèmes médicaux est particulièrement inquiétant. Les professionnel·les de la santé constatent au quotidien à quel point les problèmes médicaux signalés, décrits et documentés, sont ignorés dans la procédure d’asile et mènent à prononcer des renvois qui peuvent se révéler dangereux et qui sont contraires aux droits humains.

Il y a urgence. Des drames continueront de survenir si rien n’est fait pour améliorer la détection et la prise en compte des vulnérabilités. S’il est vrai que grâce aux interventions de l’Appel Dublin sur des cas précis, des drames ont pu parfois être évités, cela soulève des questions : combien d’autres situations de vulnérabilités graves ont-elles été ignorées ? Avec quelles conséquences ?

L’Appel Dublin va continuer ses démarches pour une application plus responsable de la clause de souveraineté. Nous prions le SEM de prendre en considération les dysfonctionnements graves qui lui sont régulièrement rapportés afin d’apporter un changement précis et efficace dans les procédures.

Liliane Maury Pasquier Ancienne conseillère aux Etats
Lisa Mazzone Présidente du parti les Vert-es Suisse
Anne Bisang Metteure en scène
Anni Lanz Sociologue et défenseure des droits humains
Birke Müller Pasteure
Charles Morerod Président de la Conférence des évêques suisses
Christiane Perregaux Professeure honoraire Université de Genève
Claude Ruey Ancien Conseiller d’État
Delia Mayer Chanteuse, actrice et réalisatrice
Gaby Zimmermann Théologienne
Jean Martin Ancien médecin cantonal vaudois
Jean Zermatten Ancien Président du Comité ONU des droits de l’enfant
Nago Humbert Fondateur de Médecins du Monde
Nassouh Toutoungi Président du Synode de l’Eglise catholique-chrétienne de Suisse
Omar Porras Metteur en scène
Patrick Bodenmann Chef de département Unisanté
Pierre Bühler Professeur émérite de théologie de l’Université de Zürich
Pierre Morath Réalisateur
Pierre-Yves Maillard Président de l’Union syndicale suisse
Solange Peters Cheffe du Service d’oncologie médicale, CHUV
Stina Werenfels Réalisatrice
Thomas Wiesel Humoriste
Timothé Mumenthaler Champion d’Europe en titre du 200 m.
Valentina Darbellay Chargée du plaidoyer de l’Alliance terre des hommes Suisse
Yann Marguet Humoriste
Yves Christen Ancien président du Conseil national
Yves Magat Journaliste

Rassemblement mardi 3 juin à 18h aux canons” (1 rue de l’Hôtel-de-Ville) pour remettre la pétition “Non à l’école-prison” aux autorités et pour dire encore et toujours: NON au CFA du Grand -Saconnex!

Une coalition de 33 associations, partis, syndicats et collectifs a lancé une pétition dénonçant la décision du Conseil d’État genevois de vouloir scolariser les enfants dans le (futur) Centre fédéral d’asile (CFA) du Grand-Saconnex.

Ce CFA, un lieu semi-carcéral, coincé entre le tarmac de l’aéroport et une bretelle d’autoroute, n’aura qu’un but: renvoyer les personnes dans l’asile le plus vite possible.

Malgré cela, de nombreuses familles devront y loger durant 140 jours (max.). Les enfants concerné·es ne doivent pas être discriminé·es!

Cette pétition demande au Grand conseil, au Conseil d’État et à la Commune du Grand-Saconnex:

  • D’intégrer tous les enfants en âge scolaire dans les écoles publiques en débloquant les moyens logistiques (pavillons, transports) et financiers nécessaires;
  • De garantir explicitement aux parents et enfants qu’aucun enfant ni parent ne sera arrêté pour renvoi sur le chemin de l’école ou durant la journée de cours ou lors d’événements scolaires hors horaire, et cela autant pour les élèves du primaire que pour ceux qui se rendent au secondaire I ou II.
  • De négocier avec le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) et les communes concernées pour que les parents puissent accompagner et aller chercher leurs enfants à l’école, y compris à la fin du parascolaire (18h) et après les événements hors horaire;
  • De mettre à disposition une aide pour couvrir les frais (tarifs) du parascolaire des enfants concernés (pour les repas de midi et la période de 16h00 à 18h00);
  • D’octroyer un SwissPass pour les enfants et jeunes jusqu’à 25 ans, ainsi que pour les parents qui accompagnent et vont chercher leurs enfants à l’école, afin de pouvoir se déplacer gratuitement en TPG.

Non au Centre Fédéral d’Asile (CFA) du Grand-Saconnex!

L’inauguration de ce centre est imminente! Montrons aux autorités cantonales que nous ne voulons pas de cette zone de non droit ni à Genève ni ailleurs! Pour un accueil digne des personnes en exil!

APPEL À CONTRE-PROJETS NON AU CENTRE DE RENVOI du Centre Fédéral d’Asile (CFA) DU GRAND-SACONNEX

Dessin, poème, photo, vidéo, collage, meme, maquette, sculpture, piñata…

Exposition + forum : 15-28 mai à Duplex (salle d’exposition)

Rue des Amixs 9, 1201 Genève La construction du CFA du Grand-Saconnex est terminée, il devrait entrer en fonction à la fin de l’été. Pourtant, le projet reste inacceptable et inhumain. Imaginons sa reconversion !

Les CFA (Centres fédéraux d’asile) sont des lieux où l’on enferme les requérantexs d’asile lors de leurs procédures administratives. Le CFA du Grand-Saconnex, construit à même le tarmac de l’aéroport pour maximiser les renvois, est particulièrement scandaleux. Malgré nos différentes protestations (pétition, manif…), nous n’avons pas réussi à empêcher la construction du bâtiment, mais nous ne sommes pas résignéexs ! Nous refusons fermement son inauguration et tout ce qu’il représente !

Nous militons pour un monde sans prisons et sans camps, alors imaginons la reconversion du bâtiment ! Dessin, maquette, meme… Nous acceptons tous les médiums et tous les formats.

Tu peux envoyer ta proposition jusqu’au mercredi 7 mai à minuit ici : nonaucentrederenvoi@gmail.com

Les œuvres seront exposées àDuplex pendant 2 semaines lors desquelles on vous réserve: tables rondes, projections, ateliers… programme complet bientôt dispo !

Site internet https://nonaucentrederenvoi.wordpress.com

Solidarité Tattes est une association citoyenne qui se bat pour des conditions de vie dignes et pour un accueil inconditionnel des migrant·e·s.