NON au centre de renvoi du Grand-Saconnex: manifestation 3 octobre 14h

NON AU CENTRE DE RENVOI

MANIFESTATION

SAMEDI 3 OCTOBRE

14h place de la Navigation

 

Venez nombreux·euses et avec vos masques!

A visionner:

https://www.youtube.com/watch?v=VVaGGh34nMg

https://youtu.be/SRkREqMFxnY

NON AU CENTRE FÉDÉRAL DE RENVOI

La construction du centre fédéral de renvoi débute au Grand-Saconnex mais il n’est jamais trop tard pour renoncer à un projet inhumain.

Voici des années que des associations, des partis politiques, des habitantEs du Grand-Saconnex et même le Grand Conseil genevois s’opposent fermement à ce projet. Symbole d’une politique raciste d’inhospitalité, ce centre de renvoi prévoit 250 places pour les requérantEs d’asile “à expulser”. C’est là – dans un “centre” où les conditions “d’accueil” prévues sont de l’ordre de la semi-détention, voire pire – que les personnes requérantes relevant du domaine de l’asile se verront contraintes d’attendre le moment où leur expulsion sera jugée possible.

UN “ACCUEIL” CARCÉRAL

Le projet est imaginé comme un vaste complexe carcéral de renvoi. Au côté du centre fédéral d’une capacité de 250 places se dresseront les bâtiments de la police internationale et 50 places de détention administrative [1]. Le bâtiment du Centre Fédéral dispose d’un accès direct au tarmac et, comme dans une prison, d’une seule entrée. En son sein, les personnes sont confrontées à une discipline infantilisante et arbitraire : annonce obligatoire en entrant et en sortant, fouilles, punitions, prise d’empreintes digitales, impossibilité de conserver des denrées alimentaires et de cuisiner, une “aide” financière dérisoire qui ne sert qu’à les maintenir à disposition de la police en vue de leur renvoi et, comme seule perspective dite d’occupation, des travaux d’entretien du centre.

UNE POLITIQUE DE SÉGRÉGATION

Tout est également prévu pour que les requérantEs, ne se mêlent pas au reste de la population : demande d’autorisation à chaque sortie du centre, horaires restrictifs (9h-17h en semaine) rendant impossibles le travail et la vie sociale à l’extérieur, interdiction de recevoir des visites de ses proches, scolarisation des enfants à l’intérieur même du centre, etc. Le futur centre de renvoi sera par ailleurs coincé en périphérie de Genève, entre une bretelle d’autoroute et le tarmac de l’aéroport. En plus de l’exclusion géographique, vivre à quelques centimètres de la piste de l’aéroport entraîne des conditions de vie catastrophiques tant à cause des nuisances sonores que de la pollution de l’air. C’est dans ces conditions que l’on prévoit d'”accueillir” celles et ceux dont le seul crime est d’avoir fui les guerres ou la pauvreté.

Ces derniers mois, c’est sans étonnement, mais avec tristesse et colère que nous avons observé le fonctionnement des centres fédéraux construits ailleurs en Suisse (Giffers, Boudry et Embrach notamment). Les récits de violence, d’humiliation, de tabassage et d’impossibilité à être défendu correctement dans la procédure d’asile y sont légion ; nous offrant un avant-goût du traitement qui sera réservé aux requérantEs dans le centre de renvoi du Grand-Saconnex. Il faudra enfin compter avec les interdictions systématiques que connaissent la société civile et les associations dans l’accès à ces centres.

 

Aujourd’hui, les autorités ne peuvent plus dissimuler leurs intentions derrière “l’accélération des procédures” et un visage “humanitaire” pour justifier la construction du centre fédéral de renvoi du Grand-Saconnex. Si ce dernier venait à être construit, il deviendra sans nul doute une des pièces maîtresses d’une politique raciste qui broie les vies auxquelles la Suisse semble accorder de moins en moins de valeur. Le bureau d’architecture Berel Berel Kräutler a eu le culot d’appeler son projet “Philémon et Baucis” qui symbolisent l’hospitalité dans la mythologie grecque. Nous ne sommes pas dupes. Ce centre de renvoi ne doit jamais voir le jour.

Nous demandons l’interruption immédiate de la construction du centre fédéral de renvoi !

Associations et collectifs organisateurs:
Collectif de lutte des MNA, Solidarité Tattes, Coordination asile, solidaritéS, Stopexclusion, Tournoi antiraciste, Groupe Contre les Centres Fédéraux, 3Chêneaccueil, Asile LGBT, Collectif des Assises enfants et jeunes majeur.e.s non accompagné.e.s, Collectif genevois pour la Grève féministe, Collectif Radical d’Action Queer, CUAE, Droit de rester Lausanne, Grève du Climat Genève, Ligue Suisse des Droits de l’Homme Genève, le PS Genève, SIT, les Verts Genève, le Silure, Solidarité sans frontières, UNIA Genève, AMIC (Association des Médiatrices Culturelles), PdT

Avec le soutien de:
HabitantEs de la commune du Grand-Saconnex, CSP, AGORA, Collectif Sans Papiers, AJP, BLM Geneva, Collectif Afro-Swiss – CAS, Collectif Faites des Vagues, Droit de rester Neuchâtel, Outrage Collectif, Collectif Afroféministe Amani, Collectif 15 mai pour la justice sociale et climatique, Collectif 8 mars pour un féminisme révolutionnaire, Elisa-Asile, Jeunesse Socialiste Genevoise, Bla.sh

[1] La “détention administrative” est une pratique qui permet aux autorités d’enfermer une personne pendant qu’elles organisent son renvoi du territoire suisse. Sans la moindre condamnation pénale, la détention administrative peut durer jusqu’à 18 mois.

Violences au Centre Fédéral de Giffers: mesures de rétorsions, clinique psychiatrique et renvoi!

Non au centre de renvoi du Grand-Saconnex :

Sur ce terrain inapte à recevoir des humains, plantons plutôt des arbres !

Samedi 19 septembre, des personnes et collectifs, dont Solidarité Tattes, sont  allés sur le terrain où l’état voudrait construire un centre de renvoi. Nous y avons replanté un arbre et nous avons re-manifesté notre refus de ce projet ignoble.

Mesures de rétorsions,

clinique psychiatrique et renvoi ! 

Visite aux requérants qui ont dénoncé les violences

dans le Centre Fédéral d’Asile de Giffers

 

Mercredi 16 septembre, 3 membres du comité de Solidarité Tattes sont allé-e-s à Fribourg pour faire suite aux échanges avec les 4 requérants d’asile hébergés au Centre Fédéral d’Asile (CFA) de Giffers, à Fribourg. Requérants qui ont été assez courageux pour porter plainte contre les agents de sécurité de ce centre qui les ont violentés à divers moments et à divers degrés, suffisamment pour les envoyer à l’hôpital. Bref : ce sont ces 4 requérants qui ont levé le voile sur ce qui peut se passer dans ce CFA, à l’insu des citoyen-enne-s suisses dont certain-e-s pensent que cette nouveauté (la création des CFA) allait simplifier les démarches pour les requérant-e-s et pour les autorités.

 

Suite à la plainte déposée face à la justice par 4 requérants victimes d’agressions de la part des agents de sécurité, la vie dans le CFA ne s’est pas améliorée pour eux : les agents agresseurs sont restés en place encore plusieurs jours et semaines. Pour les 4 requérants, cela a signifié angoisse, stress, cauchemars et aussi humiliation. Deux d’entre eux ont été hospitalisés en clinique psychiatrique. De ces deux, l’un est sorti de la clinique et du CFA pour entrer en procédure nationale, enfin. C’est la seule bonne nouvelle que nous avons des 4 plaignants. Notre visite à Fribourg devait donc consister à voir les 3 requérants qui se trouvent encore dans le canton: l’un toujours en clinique psychiatrique, à qui nous avons rendu une visite de soutien, lui qui pense au suicide dès que le médecin lui parle de retourner au CFA ; et 2 autres, toujours hébergés au CFA.

 

De ces deux derniers, seul l’un d’eux est venu nous retrouver au buffet de la gare de Fribourg. Il nous a dit que les 2 agents agresseurs n’étaient plus au CFA de Giffers et que cela rendait la vie moins difficile. Mais aussi, il nous a donné un nombre d’exemples stupéfiant des règles à respecter dans ce centre et dont le but ne peut être que celui de tenir les requérant-e-s en respect, de leur rappeler qu’ils-elles n’ont aucun droit et qu’ils-elles doivent se taire, se faire oublier, disparaître. Par exemple :

 

  • Interdiction d’amener de la nourriture à l’intérieur du centre, ce qui pousse les requérants qui arrivent à s’acheter une friandise à la cacher dans les prés (!) et à la manger quand ils sont hors du centre !
  • Punition dès qu’on arrive 5 minutes en retard au repas ou à l’entrée du centre après une sortie dans les environs.
  • Fouilles corporelles à l’entrée et à la sortie du centre et fouilles fréquentes dans les chambres.
  • Pénalités infligées mais jamais notifiées par écrit. A la question : « Pourquoi avez-vous été puni dernièrement ? Pourquoi vous prélève-t-on fréquemment de l’argent sur les 21 fr par semaine auxquels vous avez droit, au point qu’il ne vous reste jamais rien ? », la réponse est : « Je ne sais pas !».

 

Car les « pénalités » ne sont jamais assorties d’un papier qui dise la raison de la punition, la date où elle a lieu et qui l’inflige. Centre Fédéral d’Asile ? On nous parle d’un lieu fermé où règne l’arbitraire.

 

Quant au second requérant plaignant toujours hébergé à au CFA de Giffers, il ne viendra pas à notre rencontre. Il n’a pas le droit de sortir du centre car il a ce jour-là un rendez-vous médical, puis il devra aller au SPOMI (l’office de la population fribourgeois). A notre retour à Genève, nous apprenons… qu’il a été arrêté et emmené à l’aéroport de Genève pour son renvoi en Allemagne ! Cette personne était NEM-Dublin-Allemagne et son délai se situait à la fin de l’année. Mais il a été renvoyé maintenant, alors que la procédure de sa plainte pénale est encore en cours. Nos démarches juridiques et politiques pour demander à M. Gattiker, directeur du SEM, de ne pas renvoyer cette personne alors que la procédure pénale n’est pas close, ont été totalement inutiles. Gattiker a été inflexible.

 

De notre côté, nous sommes bien décidé-e-s à ne pas lâcher les 4 plaignants qui ont eu le courage de dénoncer les violences dans le CFA de Giffers et à ne pas lâcher non plus la mise au grand jour du fonctionnement inacceptable de ces zones de non-droit.

 

Alors c’est simple et logique : si les CFA sont déjà pareillement iniques, le Centre de renvoi prévu pour Genève en bord de piste d’atterrissage pour rendre fous adultes, adolescents et enfants ne doit jamais voir le jour.

L’incendie du camp de Moria :

Mobilisons-nous pour une évacuation immédiate

« Ensemble, nous demandons aux dirigeants européens d’agir dès maintenant/ sans délais.  L’incendie du camp de Moria sur l’île grecque de Lesbos était une catastrophe prévisible. Le plus  grand camp de réfugiés d’Europe est parti en fumée, laissant plus de 12 000 personnes sans toit,  dans un contexte de pandémie. Les politiques migratoires européennes qui conduisent à enfermer  les personnes dans des conditions inhumaines sur les îles grecques doivent cesser. »  Plus d’informations et pétition en ligne ICI.

 

Contre l’expulsion de Tahir

Tahir Tilmo est détenu à Favra depuis ce lundi 7 septembre en vue de son expulsion dans son pays d’origine, l’Éthiopie. Ses amis font tout ce qui est en leur pouvoir pour empêcher son expulsion qu’ils jugent inacceptable. Pour plus d’information et pour signer la pétition c’est ICI.

Newsletter 31/08

Centres Fédéraux d’Asile : NON aux prisons pour hommes, femmes et enfants migrants !
Centre de renvoi du Grand-Saconnex : Dégage !

Pour les frais juridiques des victimes des Protectas du Centre Fédéral d’Asile de Chevrilles ,
Pour la mobilisation contre le centre de renvoi du Grand-Sac,
Pour les familles que nous soutenons ici ou en Grèce ou en Italie :
NOUS AVONS URGEMMENT BESOIN DE SOUTIEN FINANCIER !
CCP : 14-909028-4 / IBAN : CH23 0900 0000 1490 9028 4

D’avance merci pour votre générosité !

Lors de leur mise en service, les Centres Fédéraux d’Asile (CFA) nous ont été présentés comme des centres d’accueil pour requérant-e-s d’asile aménagés afin de faciliter les procédures pour le bien de toutes et tous. Or, plus le temps passe et plus nous nous apercevons que ces CFA ressemblent à des centres de détention, des prisons où les requérant-e-s sont traités comme des criminel-le-s dangereux/euses.

Voici notre observation du fonctionnement du CFA de Chevrilles : Continuer la lecture de Newsletter 31/08

ALERTE: déni de justice pour Ali, Abdalim, Mohamed et Bodo!

COMMUNIQUE DE PRESSE – 30 juillet 2020

Après les violences contre Ali, Abdalim et Mohamed, une nouvelle plainte pénale contre certains agents de sécurité du Centre Fédéral d’Asile de Giffers (Chevrilles) a été déposée par Bodo, également victime de violences physiques.

À partir d’aujourd’hui, Ali, Abdalim, Mohamed et Bodo risquent d’être renvoyés de Suisse à tout moment, alors même que leurs plaintes pénales contre ces violences sont en cours!

L’avocate des plaignants a pourtant demandé la suspension des renvois pendant la procédure pénale mais le Secrétariat d’Etat aux Migrations (SEM) a refusé cette demande. Selon le SEM, les plaignants pourront bénéficier d’une brève autorisation de séjour pour revenir en Suisse si cela est nécessaire dans le cadre de la procédure pénale. Continuer la lecture de ALERTE: déni de justice pour Ali, Abdalim, Mohamed et Bodo!

Violences à répétition des agents de sécurité du CFA de Giffers!

COMMUNIQUE DE PRESSE – 18.06.2020

Violence du personnel de sécurité de la société anonyme Protectas au Centre Fédéral d’Asile (CFA) de Giffers dans le canton de Fribourg

Après les violences des Protectas contre les mineurs du Foyer de l’Etoile (GE), puis contre les réquérant-e-s du CFA de Bâle, voici venu le tour des requérant-e-s du CFA de Giffers (FR) :

Le 3 mai 2020, Ali, requérant camerounais, demande aux Protectas du CFA de Giffers, où il réside, de bien vouloir le laisser entrer rapidement (fouille obligatoire à l’entrée du CFA). Etant convalescent (COVID-19), il se sent faible et n’arrive plus à attendre que les Protectas aient terminé de discuter entre eux. Le ton s’enflamme immédiatement : deux Protectas le poussent violemment et le frappent. Ali se rend à l’hôpital : le constat fait état de multiples contusions. À son retour au centre vers 22h, les Protectas lui interdisent l’entrée : il doit dormir sur un banc à l’entrée.

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Newsletter 25/05 – Avant ou après COVID 19 : la lutte continue !

Requérant-e-s, militant-e-s : la lutte continue !

En mars 2020, malgré la pandémie, le SEM n’a pas ralenti la machine à broyer, si ce n’est quelques heures pour installer des protections en plexiglas dans ses locaux. Alors que des pays comme le Portugal ou même l’Italie assouplissent provisoirement les mesures envers les requérant-e-s d’asile soit en retardant encore les procédures soit en proposant très sélectivement la légalisation d’un certain nombre d’entre eux-elles, le SEM continue son travail « normal ». Du côté de Solidarité Tattes, notre travail a été freiné par la crise sanitaire, mais nous redémarrons.

Retourner auprès des personnes NEM-Dublin

Depuis que les Centres Fédéraux pour requérants d’Asile (CFA) ont commencé à fonctionner, le travail de Solidarité Tattes (ST) est devenu plus compliqué. Entre 2016 et 2019, nous, membres de ST, nous connaissions personnellement les personnes NEM-Dublin. Nous les visitions, les accompagnions, les mettions en contact avec des élu-e-s disposé-e-s à défendre leur droit à l’asile et nous descendions dans la rue pour dénoncer leur situation. Mais une fois les requérant-e-s retenu-e-s (détenu-e-s !) dans les CFA, les contacts proches ont disparu : nous avons pris connaissance des différentes situations à travers les juristes qui ne voyaient plus que faire au plan juridique pour ces personnes. Continuer la lecture de Newsletter 25/05 – Avant ou après COVID 19 : la lutte continue !

Newsletter 29/03 – Covid-19 dans les CFA! – l’Appel Dublin à Giffers

“Restez chez vous!”
“Mais c’est où, ça, chez nous???”

En ce moment, nous annulons les réunions de notre comité, mais nous sommes toujours en lien avec les personnes qui ont besoin de nous et à disposition de celles qui nous cherchent, par téléphone et par mail. Le COVID-19 ne nous empêche pas de nous informer, de réfléchir, de nous souvenir et d’agir, même au ralenti.

L’appel de Solidarité sans frontières (SOSF) : Le SEM en quarantaine, tout de suite!

Solidarité sans frontières a lancé un appel, soutenu par plusieurs dizaines d’associations, demandant urgemment au SEM (Secrétariat d’Etat aux Migrations) de continuer à enregistrer les arrivées mais de suspendre les procédures d’asile. En effet, les conditions de confinement rendent impossibles le droit à un soutien juridique des personnes en exil. Et pour des raisons de santé publique, ce maintien des procédures d’asile est absurde. Il signifie continuer les auditions, soit le déplacement et le regroupement d’au moins 5 personnes durant plusieurs heures.

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Le SEM maintient le traitement des procédures d’asile malgré le COVID-19 !

De nombreuses associations alertent sur l’impossibilité de faire respecter les consignes sanitaires dans les centres fédéraux et demandent la suspension urgente du traitement des procédures d’asile. Le SEM fait la sourde oreille depuis plusieurs semaines en ne donnant aucune réponse et en continuant d’envoyer des convocations aux requérant-e-s !

L’Appel Dublin s’invite dans les centres fédéraux!

Signez l’appel contre l’application aveugle du règlement Dublin: www.appeldublin.ch

Votée en juin 2016, la dernière mouture de la loi sur l’asile est entrée en vigueur en mars 2019. Ses initiant-e-s, avaient promis un système plus rapide, et donc plus humain. L’accélération des procédures devait permettre aux personnes vouées à rester en Suisse un délai d’attente moins long, tandis que les personnes ne méritant pas l’asile selon le SEM pourraient être fixées plus vite sur leur sort.

La réalité qui se cache derrière ces promesses est bien moins rose. L’accélération des procédures est notamment due à un raccourcissement des délais de recours. Pour les cas Dublin, il n’est que de 5 jours ! De plus, les « avocats gratuits » tant décriés par l’UDC durant la campagne sont payés de manière forfaitaire et ne bénéficient que de quelques heures par requérant-e à défendre. Continuer la lecture de L’Appel Dublin s’invite dans les centres fédéraux!

Message du Collectif Lutte des MNA

En ce moment le Collectif Lutte des MNA occupe le Grütli, on a besoin de monde en soutien dès maintenant !

Laissez tout tomber et venez nous rejoindre ! À 18h00 grande AG, 20h00 grand repas. Et si vous ne pouvez pas venir, faites tourner cette information largement, merci pour votre soutien !

Ci-dessous copie du communiqué de presse du collectif adressé aux médias au sujet de l’occup en cours.

DIGNITÉ POUR LES MNA, ET ON S’EN VA !

Le Collectif lutte des MNA

Communiqué de presse :
occupation du Grütli

Continuer la lecture de Message du Collectif Lutte des MNA

“Incendie des Tattes, cinq ans après”

Photo : Keystone
“Un recueillement et un défilé ont réuni 250 personnes, samedi, pour marquer l’anniversaire du drame qui a fait une victime et quarante blessés parmi les requérants d’asile en 2014.”
Article du Courrier du 17 novembre 2019

“INCENDIE DES TATTES : LE PROCÈS DEVRAIT AVOIR LIEU EN 2020”
Article de la Tribune de Genève, 15 novembre : “À l’occasion des cinq ans du sinistre, le collectif Solidarité Tattes dénonce la lenteur de la justice.

Incendie des Tattes, 5 ans après

Samedi 16 novembre 2019,
5 ans après l’incendie des Tattes:

À 10h dans la cour des Tattes,
recueillement en mémoire des sinistrés.

À 15h place de la Navigation,
manifestation pour une vie digne.

Vous vous rappelez que dans la nuit du 16 au 17 novembre 2014, un grave incendie a coûté la vie à un requérant d’asile érythréen et a blessé plus de 40 hommes qui logeaient dans le bâtiment. Certains ont dû se lancer par la fenêtre pour échapper aux flammes, le système anti-incendie étant défectueux.

Une enquête a alors été ouverte pour savoir qui devait endosser la responsabilité de cette catastrophe, en plein Genève. Continuer la lecture de Incendie des Tattes, 5 ans après

“Mobilisation contre le renvoi d’Ayop”

Dans le Courrier d’aujourd’hui, 16 octobre, une brève sur la mobilisation en soutient à Ayop, dont voici un extrait : “Ayop Aziz, le jeune requérant d’asile gravement blessé lors de l’incendie du foyer des Tattes en novembre 2014, sera-t-il bientôt renvoyé? Cette question est sur toutes les lèvres des militants de Solidarités Tattes. «Lundi, alors qu’il se rendait à l’Office cantonal de la population et des migrations pour y obtenir son aide d’urgence, il lui a été signifié qu’il doit préparer son départ», raconte Viviane Luisier, membre du collectif et soutien de celui qu’on connaît sous le nom d’Ayop.” https://lecourrier.ch/2019/10/16/mobilisation-contre-le-renvoi-dayop/

Occupation du foyer de l’étoile le 17 octobre et non au renvoi d’AYOP !

Ayop, victime de l’incendie des Tattes, est à nouveau menacé de renvoi imminent! Nous continuerons à nous mobiliser: AYOP RESTERA!
Ce jeudi 17 octobre à 18h, rendez-vous au 11 route des Jeunes pour une Occupation du Foyer de l’Etoile pour une vie digne pour les mineur-e-s non accompagnées, requérant-e-s d’asile ou non !

5 ans après l’incendie des Tattes :
Des papiers pour Ayop !
Ayop restera !

Le 16 novembre aura lieu la commémoration du 5ème anniversaire de l’incendie du Foyer des Tattes, qui a coûté la vie à un jeune Erythréen et a blessé plus de 40 requérants d’asile. Continuer la lecture de Occupation du foyer de l’étoile le 17 octobre et non au renvoi d’AYOP !

Rassemblement de solidarité avec les personnes sur les routes de l’exil bloquées en Libye vendredi 4 octobre

Genève, terre d’asile, on t’écoute !

Genève, ville refuge, berceau de la déclaration des droits de l’homme, siège de multiples organisations internationales chargées de faire régner la paix sur terre. Pourtant, pour nous, militant-e-s du droit d’asile, Genève, c’est avant tout une bonne élève en matière de renvois. Malgré tout, les appels pour un changement en matière de droit d’asile se font entendre de nombreux côtés. C’est de cette Genève-là que nous voulons, c’est d’elle qu’on parle ci-après.

Continuer la lecture de Rassemblement de solidarité avec les personnes sur les routes de l’exil bloquées en Libye vendredi 4 octobre

Grève des femmes requérantes d’asile: lettre ouverte au Conseil d’Etat genevois

Le 14 juin venez nous rejoindre!

Action économie domestique et femmes migrantes

12h: à la place des Grottes (picnic)

17h: à la place du Cirque (défilé)

Lettre ouverte au Conseil d’Etat genevois

Mesdames les Conseillères d’Etat, Messieurs les Conseillers d’Etat

A l’occasion de la Grève des Femmes, nous prêtons notre voix aux femmes requérantes d’asile pour que vous preniez en compte les difficultés qu’elles rencontrent, que cela soit dans leur pays, sur la route de l’exil ou lors de l’accueil qui leur est réservé en Suisse. Continuer la lecture de Grève des femmes requérantes d’asile: lettre ouverte au Conseil d’Etat genevois

Mardi 21 mai 2019, aula HETS : Assemblée Générale de Solidarité Tattes

18h30: Assemblée générale

20h: Spectacle 50 de et avec Siriki Traoré et Mohamed Koné, mise en scène Kamel Zouaoui.

Mohamed et Siriki, deux jeunes migrants malien et ivoirien, aujourd’hui vivant et travaillant à Paris, racontent leur arrivée en France avec humour, finesse et pudeur.

21h: Apéro

Bienvenu-e-s à toutes et tous!

Aula de la Haute École de Travail Social,
16 rue du Pré-Jérôme, 1205 GE
Nous avons pu soutenir financièrement plusieurs requérant-e-s dans le besoin cette année… Pour continuer notre action, nous avons urgemment besoin de votre soutien! Vos généreux dons sont les bienvenus : CCP 14-909028-4 IBAN CH23 0900 0000 1490 9028 4

Foyer de l’Étoile : les amis d’Ali libèrent leur parole

Crédit photo : DR, Le Courrier

Le 27 mars dernier, un jeune immigré afghan s’est donné la mort au foyer de l’Etoile. C’est suite au décès de leur ami Ali Reza que de jeunes résidents et ex-résidents de ce même foyer sont venus nous demander de pouvoir témoigner. Révoltés, ils tenaient à dénoncer, de leur propre voix, les conditions de vie et d’accueil à Genève et plus particulièrement au sein de ce grand foyer. En en parlant avec eux, ce souhait d’être entendu est apparu comme un véritable besoin, pour que les choses changent mais aussi pour sortir de l’isolement.

Nous avons accueilli cette démarche avec attention, bien sûr, mais aussi avec prudence, les questions de leur âge, de leur colère et de leur vulnérabilité se sont posées à nous. A nos inquiétudes et aux risques éventuels que nous avons abordés avec eux, ils ont répondu par une détermination calme et réfléchie, ainsi qu’une grande clarté. Avec eux, nous avons donc décidé des conditions d’une prise de parole à la fois la plus autonome et la plus sécurisée possible.

Quand ces jeunes nous ont livré leurs témoignages, nous avons été sidérés par la violence de la situation qu’ils nous ont décrite à l’aide d’exemple très concrets de même que par la lucidité avec laquelle ils l’appréhendent et la décrivent. Vous trouverez des extraits de leurs déclarations dans les articles de presse:

https://www.rts.ch/info/regions/geneve/10365172-un-centre-d-hebergement-pour-requerants-fait-polemique-a-geneve.html

https://lecourrier.ch/2019/04/14/mineurs-non-accompagnes-personne-ne-nous-ecoute/

https://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/Des-jeunes-du-foyer-de-l-Etoile-temoignent-Vous-nimaginez-pas-comment-on-vit-labas/story/23803663

Ayant pu parler, ils nous expriment aujourd’hui leur satisfaction et leur reconnaissance. Sortir de l’invisibilité était leur première demande, ils espèrent aujourd’hui que cet acte courageux aura des effets bien concrets sur leur situation et, soulignent-ils, celle des jeunes mineurs à venir.

Aux personnes qui ont pris en charge ces jeunes au quotidien, parfois depuis des années, nous voulons dire que notre démarche ne vise aucunement à remettre en cause leur travail et leur engagement. Notre souhait est bien plutôt de dénoncer à leurs côtés un système qui rend impossible un suivi adéquat de ces jeunes. Nous les invitons à joindre leurs voix à celles de ces jeunes et celles des habitants et habitantes de ce canton qui sont indigné-es par cette situation. Les moyens existent, notamment financiers, pour réaliser un accueil et un accompagnement dignes de leurs noms, dans des foyers à taille humaine et avec le personnel nécessaire. Dans ces conditions, nul besoin d’agents de sécurité!

Pétition : DROIT DE RESTER POUR LES ERYTHRÉENNES ET ERYTHRÉENS !

Communiqué de la Coordination Asile.ge :

RDV jeudi 14 mars à 18h30 à la Salle Forum 1, rue du Village-Suisse 14 (CSP)

La pétition : état des lieux et perspectives

À ce jour, nous avons un peu plus de 3’000 signatures, la récolte se poursuit jusqu’au 14 mars, tant via la version papier que par internet : https://www.change.org/p/droit-de-rester-pour-les-%C3%A9rythr%C3%A9ennes-et-%C3%A9rythr%C3%A9ens
Merci de retourner toutes les feuilles au plus tard le 14 mars.
Nous discuterons de la remise de la pétition et de l’organisation de l’événement. Continuer la lecture de Pétition : DROIT DE RESTER POUR LES ERYTHRÉENNES ET ERYTHRÉENS !

10 ans de renvois Dublin par la Suisse : Le bilan de Solidarité Tattes

L’ Appel Dublin face à un mur !

Cela fait 10 ans que la Suisse profite largement des accords de Dublin pour se débarrasser de 30% des demandes d’asile qui lui sont adressées, en renvoyant les personnes surtout vers l’Italie. Comme vous le savez, nous avons rencontré les autorités fédérales à plusieurs reprises, dans le cadre de l’Appel Dublin, afin de tenter d’assouplir cette pratique, au moins pour les personnes vulnérables.

Mais, ce que Solidarité Tattes constate, c’est que nous sommes face à un mur et que rien ne bouge : Continuer la lecture de 10 ans de renvois Dublin par la Suisse : Le bilan de Solidarité Tattes

Renvois vers l’Italie de Jerreh et Saïd

Mme Torracinta, M. Hodgers, M. Apothéloz :
Où êtes-vous ? Que faites-vous ?

Malgré les recours juridiques, le récent rapport de l’OSAR, nos messages d’alerte aux autorités fédérales, nos interventions envers les autorités cantonales, Jerreh et Saïd vont être renvoyés vers l’Italie. Nous sommes face à la mise en danger de personnes vulnérables de la part de nos autorités et personne ne réagit ! Nous avons interpellé M. Gattiker (secrétaire d’état aux migrations) et M. Maudet (plus besoin de le présenter) au sujet de Jerreh et Saïd. Mais cela n’a eu aucun effet.

Jerreh, jeune homme originaire de Gambie, souffre de troubles psychiatriques pour lesquels il a besoin d’un traitement médicamenteux quotidien ainsi que de rendez-vous médicaux réguliers. Il est actuellement emprisonné à La Favra et va être renvoyé vers Rome juste après les fêtes.

Saïd, souffrant d’une maladie chronique qui nécessite un traitement quotidien, a été renvoyé à deux reprises en Italie (en janvier et août 2018). A deux reprises, il n’a eu accès ni à un logement ni à des soins et est donc revenu en Suisse. Il y a déposé une nouvelle demande d’asile. Mais les autorités persistent à vouloir le renvoyer vers l’Italie.

Le système d’asile italien est défaillant, c’est de notoriété publique. Le logement, les soins et la sécurité sont moins que jamais garantis dans l’Italie de Salvini. Les agressions de migrants sont quotidiennes. La Suisse doit immédiatement STOPPER les renvois vers l’Italie.

Mme Torracinta, M. Hodgers, M. Apothéloz : ce serait le moment qu’ils démontrent qui ils sont, qui ils représentent ! Il n’y a plus rien à attendre des autorités fédérales ni de leur collègue cantonal qui déraille. Nous leur demandons encore in extremis de prendre leurs responsabilités et de stopper les renvois de Jerreh et Saïd.

Communiqué de presse – Appel Dublin

Dix ans d’application du règlement Dublin : La société civile tire la sonnette d’alarme

Berne / Genève (12 décembre 2018) – Dans deux jours, cela fera dix ans que la Suisse est entrée dans l’espace Schengen / Dublin. Les associations qui défendent les réfugié-e-s et leurs droits tirent la sonnette d’alarme : les autorités suisses en charge de l’asile doivent davantage entrer en matière sur les demandes d’asile des personnes vulnérables.

Dublin, un système de plus en plus bureaucratique, inefficient et générateur de souffrance

Si l’accord de Dublin a souvent été défendu comme un système de coopération entre les États, le constat tiré de la réalité est tout autre. Continuer la lecture de Communiqué de presse – Appel Dublin

Les critères opaques de l’OCPM

Article de Maude Jaquet dans Le Courrier, dimanche 18 novembre 2018.

Photo de Jean-Patrick Di Silvestro
https://lecourrier.ch/2018/11/18/des-criteres-juges-opaques/

À lire sur le site internet du Courrier, en voici un extrait :
J’ai voulu prendre des notes pour clarifier les dates a posteriori avec la famille que j’accompagnais, mais la fonctionnaire s’est énervée. Elle a dit que je ne faisais pas de la traduction mais de l’accompagnement, et que je devais être mandatée pour le faire.» Depuis quatre ans, l’association Solidarité Tattes se mobilise pour apporter son soutien aux victimes de l’incendie du foyer éponyme. Plus largement, ses bénévoles proposent leur aide à tout demandeur d’asile qui souhaite être accompagné dans ses démarches auprès de l’Office cantonal de la population et des migrations (OCPM).

Du pointage pour obtenir l’aide d’urgence à la délivrance d’un permis N, le 90 route de Chancy est un passage obligé. Bien que répétitives, les démarches menées entre ces quatre murs sont théoriquement simples et essentiellement procédurières. Problème: à Genève, la machine administrative serait sujette, trop fréquemment, à des divergences d’application. Le Courrier a suivi Cécile Azoulnay, bénévole de Solidarité Tattes, dans la salle d’attente du service Asile et migration.

Sinistré.e.s des Tattes : nous voulons savoir

VENDREDI 16 NOVEMBRE, 12H AUX CANONS
(rue de l’Hôtel-de-Ville) :
Remise de la pétition Liberté et papiers pour Ayop au Grand Conseil

SAMEDI 17 NOVEMBRE, 14H AU FOYER DES TATTES :
Grand goûter de commémoration des 4 ans de l’incendie

Lettre ouverte au Conseil d’Etat genevois

Mesdames les conseillères et Messieurs les conseillers d’état,

Est-ce que vous vous souvenez de cette nuit de novembre 2014 où un incendie au Foyer des Tattes a coûté la vie d’un jeune Erythréen et causé 40 blessés graves ? Nous, oui ! La lenteur des secours et une porte bloquée ont obligé les personnes à se défenestrer pour échapper aux flammes. Une enquête a été ouverte pour identifier les responsables de cette catastrophe. Mais en parallèle de l’enquête, les requérant.e.s qui logeaient dans le bâtiment qui a brûlé ont continué d’être soumis à des arrestations et des renvois. Continuer la lecture de Sinistré.e.s des Tattes : nous voulons savoir

Ayop est libre!

Ayop, sinistré de l’incendie des Tattes, a été libéré

Aujourd’hui, 2 novembre 2018 14h30, nous apprenons qu’Ayop Aziz va être libéré dans l’heure. Le recours déposé par son avocat a eu son effet et notre soutien solidaire aussi sans doute. Ayop n’était pas seul lors de sa comparution au Tribunal, il a entendu nos encouragements lors de la manifestation devant l’hôtel-de-ville le 19 octobre, il a reçu des coups de téléphone de ses amis pendant son incarcération pénible à Frambois (les détenus sont enfermés dans leur chambre de 21h à 8h le lendemain matin!).
Nous ne lâcherons pas Ayop, comme nous ne lâcherons pas les 40 autres victimes de l’incendie des Tattes: indemnisation et permis de séjour pour les sinistrés des Tattes!

Liberté et papiers pour Ayop ! Faites signer la pétition

Après le rassemblement du vendredi 19 octobre en face de l’Hôtel-de-ville, il faut maintenir la pression sur le Conseil d’Etat. Afin d’aider Ayop :

  • Téléchargez la pétition papier pour la faire signer autour de vous !

  • Et signez également la version en ligne, afin de demander au Grand Conseil et au Conseil d’Etat la mise en liberté immédiate d’Ayop Aziz ainsi que l’octroi d’une autorisation de séjour.

Solidarité Tattes est une association citoyenne qui se bat pour des conditions de vie dignes et pour un accueil inconditionnel des migrant·e·s.